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Les voies antiques entre Daoulas et l'Élorn




Dernière mise à jour 26 juillet 2018

Introduction

En 1990, un itinéraire antique passant par Daoulas et franchissant l'Elorn au Froud, à un kilomètre à l'est du Passage de Plougastel, a été proposé par J.-Y. Eveillard [1]. Cette voie pourrait passer près de la Fontaine Blanche en Plougastel.

En 2016, une proposition de voie antique a été publiée par Y. Autret entre Daoulas et Landerneau. [2]. Une voie passant à 100m à l'ouest du bourg de Dirinon pourrait relier Daoulas à Landerneau.

Les études publiées dans ce secteur semblent encore trop partielles et nous allons tenter de les compléter. Dans cet article, nous allons examiner les diverses possibilités de voies antiques dans le triangle Daoulas, Passage de Plougastel, Landerneau.

La route de Plougastel à Landerneau

Entre Plougastel et Landerneau, une route proche de l'actuelle D29 est indiquée dans le cadastre de Plougastel produit vers 1826, et dans celui de Loperhet de 1827. La route de 1826 se sépare de l'actuelle D29 au nord-est de Botquénal, peu avant la limite de Dirinon. La route de 1826 se dirige vers La Croix Rouge en Dirinon. A cet endroit elle change de direction et se fond pendant 500m dans une route orientée sud-nord. A 100m à l'est de Kermenguy, alors que la route sud-nord continue en direction de l'Elorn qui se trouve à 500m au nord, la route de Landerneau s'en détache pour prendre la direction du nord-est et rejoindre Landerneau.

En examinant de plus près ce petit tronçon nord-sud on s'aperçoit qu'il arrive en face de Beg ar Groaz (commune de la Forest-Landerneau). Dans le cadastre de Dirinon de 1827, il s'arrête à 300m au sud de l'Elorn, au croisement d'un ancien chemin qui longeait l'Elorn à environ 500m de distance, et qu'on peut suivre dans le cadastre depuis Landerneau, et au moins jusqu'au Passage de Plougastel.

Vers le sud, le tronçon passe par la Croix Rouge. Il est régulier sur 2km jusqu'à Kerhuel. Juste avant Kerhuel, le cadastre montre un chemin qui a été dévié pour passer à l'ouest du village. A l'origine, le chemin pouvait continuer tout droit et passer dans le village de Kerhuel. Ensuite il pouvait passer juste à l'est de Rest Guénon (le toponyme REST, la demeure, est souvent en lien avec le Haut Moyen Age), près d'un menhir, et longer la parcelle D1-191 appelée Goh Ilis, la vieille église (cadastre de 1827). Le chemin devait alors passer à environ 300m à l'ouest du bourg de Dirinon avant de continuer vers Daoulas.

En conclusion, cet examen de la route ouest-est de Plougastel à Daoulas montre qu'il pouvait exister une liaison sud-nord entre Daoulas et l'Elorn en face de la Forest-Landerneau.

Une voie antique entre Landerneau et Daoulas

Cette voie a été décrite dans le Bulletin de la Société archéologique du Finistère [2]. Elle passerait sur la commune de Dirinon par la croix de Mondragon appelée aussi croix des Anglais et croix des Romains, puis par le château de Lesquivit et l'ouest du bourg de Dirinon.

Le chemin que nous avons suivi dans la section précédente par la Croix Rouge, Rest Guénon et Goh Ilis passe également à l'ouest de Dirinon. Ainsi, deux chemins, l'un provenant de la Forest-Landerneau, l'autre de Landerneau, pourraient se fondre en un seul et rejoindre Daoulas. La jonction semble visible sur les photos aériennes de 1952 (voir les lisières de bois sur la photo ci-dessous). La voie de La Forest semble même antérieure à celle de Landerneau. En effet, au point de divergence, on observe un changement de direction de la branche de Landerneau.


Embranchement possible de voies antiques près du bourg de Dirinon

En poursuivant vers le sud, le cadastre montre un chemin encore intact en 1827. Il passe à 50m à l'ouest de la chapelle Saint-Divy, par Kerpierre et à l'ouest de Rest ar C'hi Du, la demeure du chien noir. On trouve à nouveau le toponyme REST qui est souvent en lien avec le Haut Moyen Age.

Cet itinéraire a du être modifié au cours du Moyen Age. Partant de Daoulas vers le nord, au lieu de suivre une route directe traversant une vallée, le chemin médiéval devait faire le détour par la croix des Granges avant de reprendre la direction de Landerneau en passant cette fois à l'est de la chapelle Saint-Divy. A cet endroit, il est bordé à l'est d'une série de parcelles appelées « hend veur » (la grande route), qui indiqent qu'il s'agit, non pas nécessairement d'une voie antique, mais d'une voie ancienne (voir le cadastre de 1827 section C3, 1160 issu an hend veur, 1161 issu an hend veur pella, 1163-1165 fec an hend veur, 1166-1167 parc bian an hend veur, 1168 parc hend veur tosta).

Au cours du temps, l'itinéraire de Daoulas à Landerneau a subi une nouvelle évolution. En arrivant au niveau du bourg de Dirinon, il va bifurquer vers le nord-est pour prendre la direction de Pencran (Route vicinale de Daoulas à Landerneau, cadastre de Dirinon de 1827, section B4).

En conclusion, passant par Daoulas, une voie de l'Âge du fer pouvait franchir l'Elorn à gué au niveau de Beg-ar-Groaz en La Forest-Landerneau. Situé à 900m à l'ouest, le château de la Joyeuse Garde a peut-être un lien avec ce gué.

Au sud du bourg de Dirinon, une branche, peut-être d'époque gallo-romaine, pouvait se détacher de cette voie et rejoindre Landerneau.

Une voie antique de Daoulas au passage du Froud ?

Cette voie a été décrite par J.-Y. Eveillard [1]. Partant de Daoulas, elle suit une direction ouest/nord-ouest puis ouest-sud-ouest jusqu'à Penfoul au fond de l'anse du même nom, et continue dans le même direction jusqu'à la chapelle Saint-Claude. De là, elle rejoint en ligne droite Lanvrizan puis Difroud. Elle passe à 200m à l'est de la chapelle de la Fontaine Blanche. Orientée alors au nord/nord-ouest, elle arrive au Froud au bord de l'Elorn.

Entre Daoulas et Penfoul, on a une section de 4km d'aspect antique. La voie passe près de la Fontaine Blanche où une statuette d'un dieu antique de la fécondité a été retrouvée [3]. Une stèle de l'Âge du fer a également été découverte à Lanvrizan. Le nom Lanvrizan évoque un ermitage antérieur au Xe siècle. Les chapelles de Saint-Claude et de la Fontaine-Blanche pourraient contenir des éléments de sculptures antiques [1].

On doit quand même émettre les réserves suivantes :

La section entre Daoulas et Penfoul n'est pas dans la direction du Froud. A l'est de Penfoul, la voie se dirige encore vers le sud-ouest alors que le Froud se trouve à une longitude située à près de 4km au nord. Le passage près de la Fontaine Blanche fait faire un détour important qui n'est pas vraiment justifié.

Au Froud, la voie devait passer rive gauche entre un énorme rocher et un ruisseau. A cet endroit, la distance entre le rocher et le bord du ruisseau est de 2,7m. De plus, le bord du ruisseau est instable. Le chemin actuel est stabilisé par la construction d'un enrochement cimenté. Sur la rive droite, la situation n'est guère meilleure en raison des rochers qui parsèment le sol. Une voie antique pouvait-elle passer au Froud ? La largeur courante de l'entreaxe d'un attelage romain étant voisine de 1,5m, si le cheval dévie de sa trajectoire de 50cm, la situation devient périlleuse. De plus, le conducteur de l'attelage doit faire un virage dans un espace étroit, ce qui réduit la marge d'erreur, et augmente le risque d'acrocher le rocher, ou de tomber dans le ruisseau.


Le défilé du Froud

Cet itinéraire par le Froud est d'autant moins plausible qu'il existe un autre itinéraire plus facile à seulement 700m à l'est. Le cadastre de 1826 de Plougastel indique un chemin très régulier qui reliait la Fontaine Blanche à l'Elorn par Kervenal, Kervern et le Dreff. Ce chemin existe encore.

Le passage du Dreff / St-Jean

Un passage a existé au Dreff ou à Saint-Jean au Moyen-Age. Il a pu être géré par les Hospitaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem qui sont supposés être les fondateurs de la chapelle Saint-Jean au XIIe siècle. Une croix des environs du XIIe siècle marque le passage sur la rive nord, à Saint-Nicolas en Guipavas.


Croix marquant le passage de Saint-Nicolas en Guipavas

Ce passage existait-il à l'époque romaine ? Si l'on admet que le niveau de la mer a monté de 2m depuis l'époque romaine, les cartes marines du SHOM montrent qu'à cette époque et à marée basse, le chenal avait 100m de large en face du Dreff et 200m en face du Froud. Dans les deux cas, la hauteur d'eau devait être de l'ordre de 6m à marée basse (actuellement 8,1m en face du Froud et 8.8m en face du Dreff), ce qui implique un passage par bac. Un passage à gué n'est possible qu'en face de la Forest-Landerneau ou plus à l'est vers Landerneau.

En conclusion, un passage par bac a pu exister au Dreff à l'époque romaine. C'est à cet endroit que le chenal est le plus étroit. Au Moyen-Age il a pu être déplacé à 600m à l'est, près de la chapelle Saint-Jean. Au XIXe siècle, la compagnie des Vapeurs brestois avait aménagé un embarcadère à Saint-Jean pour permettre l'embarquement des passagers quel que soit le niveau de la marée [4, p. 106]. En 1890, le jour du pardon des Oiseaux, alors que la mer avait monté, l'embarcadère s'effondra et on dénombra 7 morts.

Le Passage de Plougastel

Un passage de l'Elorn existait à Camfrout dès 1173 [5, p. 41]. Le chanoine Peyron a publié les textes anciens relatifs à ce passage [6]. Ce passage porte également le nom de Tréisguinec. Il a souvent été confondu, à tord, avec celui du Dreff/St-Jean. Une énumération des possessions faite à la fin du XVIIe siècle confirme que les noms Tréisguinec et Camfrout sont liés : « Camfrout prieuré simple nommé Treisquinet, au delà du passage de Plougastel, et possédé par un chanoine vaut 100 liv. » [6]. Le passage du Dreff / St-Jean devait être géré, non pas par les moines de Daoulas, mais par les Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem qui devaient y posséder la chapelle Saint-Jean.

Un texte de 1478 est encore plus explicite. Treisguinet est le nom côté Plougastel et Camfrout le nom côté Kerhuon : « Le 7 mai 1478, dans une pièce faite au nom du frère, Guillaume, abbé, nous lisons : Item un parc appelé An-Parc-Meren estant jouxte le chemin venant de Coetbechan au chemin des pèlerins d'un costé et la terre du Sr de Le Heuc de l'autre, près le village de Treizguinec, en Plougastel-Daoulas » [6].

Coat-bechan (Coat-pechan) est indiqué dans le cadastre du XIXe siècle de Plougastel à 300m à l'est du Passage. La terre du seigneur de Le Heuc devait se trouver près du Passage puisqu'il a fait don de son droit de passage : « Le samedy fête de saint Berthelemi, 1399, visa par le seigneur évêque de Léon du don fait à l'abbaye par Hervé Le Heuc, de son droit au passage de Treizsquinec, à la charge de dire trois messes par semaine et d'un anniversaire à chant » [6].

On peut penser que le chemin des pèlerins n'est autre que le chemin qui menait du Passage à Daoulas par Loperhet. Un texte mentionne deux hôpitaux sur cet itinéraire : « De mon côté moi G., évêque, ..., je lui concède en outre l'hôpital Saint-Jacques et l'hôpital de Treisguinec » [6]. D'après le chanoine Peyron, G. n'est autre que Geoffroy, évêque de 1170 à 1185 [6].

Saint-Jacques correspond vraisemblablement à Saint-Jacob, au bord de l'ancienne route de Daoulas au Passage, à 1km au nord-ouest du bourg de Loperhet. Au Moyen Age, le chemin par Loperhet était si fréquenté qu'on y trouve un hôpital ou une halte tous les 5km (Treisguinec au bord de l'Elorn, Saint-Jacob, Daoulas, l'Hôpital-Camfrout).

Le passage de Camfrout-Treisguinec pouvait-il être utilisé à l'époque romaine ? Depuis l'Elorn, on peut suivre sur plus de 6km une voie d'apparence antique qui se dirige vers Daoulas. Peu après l'embranchement de la route de Plougastel, à Toull ar Roc'hou, le chemin est appelé Allée de la voie romaine. Il continue par Kroaz ar Biz, Saint-Jacob (Saint-Jacques), et passe à 100m au nord de l'église de Loperhet.

Après le franchissement du ruisseau de Loperhet, en arrivant à Ilbrat, l'itinéraire indiqué dans le cadastre de 1827 suit la route des Granges pendant 800m, puis s'en détache pour rejoindre Daoulas. Cette route des Granges n'est autre que le chemin médiéval que nous avons déjà indiqué comme menant à Dirinon puis à Landerneau. Vers le sud-ouest elle pouvait rejoindre la voie qui relie Daoulas à Penfoul.

On a donc un itinéraire d'apparence antique entre le Passage de Plougastel et le bourg de Loperhet, et ensuite un itinéraire médiéval jusqu'à Daoulas.

En reprenant la voie de Daoulas à Penfoul, on s'aperçoit qu'elle passe près de la Croas-Guénolé avant d'arriver à la Croas-Penrun au nord de Kergavarec. A cet endroit, la voie pouvait se diviser, une branche partant vers Loperhet au nord-ouest, une autre vers Penfoul au sud-ouest.

Ainsi, une voie antique partant de Daoulas vers l'ouest pouvait avoir deux rôles, d'une part desservir la presqu'île de Plougastel, et d'autre part rejoindre en quasi-ligne droite le passage de Treisguinec au bord de l'Elorn (par le nord de Loperhet et Saint-Jacob).

Il se peut également qu'un itinéraire pré-romain ait relié Daoulas à l'Elorn par Penfoul, la Fontaine Blanche et le Dreff. Dans ce cas, la branche de Loperhet date de l'époque romaine.

La « voie romaine de Plougastel à la Martyre »

A environ 2km au nord du bourg de Loperhet, un chemin est localement appelé « voie romaine ». Près de Carn Bihan, il se détache de l'actuelle D29 qui vient de Plougastel. Il suit une direction nord-est et arrive près du bourg de Dirinon. Il est supposé avoir été utilisé pour aller de Plougastel à la Martyre. A l'origine, il est peu probable qu'il passait par la Martyre. Il devait plutôt rejoindre Landerneau, peut-être en se fondant dans la voie antique de Daoulas à Landerneau près du château de Lesquivit.

Ainsi, une branche pouvait se détacher vers le sud-ouest de la voie antique reliant Landerneau à Daoulas. Elle pouvait passer à 100m à l'est du bourg de Plougastel et continuer vers la Pointe de l'Armorique.

A 500m au sud-ouest de Lesquivit, de cette première branche pouvait se détacher une seconde. Cette dernière pouvait passer à 500m à l'ouest du bourg de Loperhet, et continuer vers la chapelle Saint-Claude.

A la chapelle Saint-Claude on peut faire une multitude d'hypothèses invérifiables. Parmi celles-ci on peut citer :

  • une voie peut venir de Landerneau
  • la voie de Landerneau peut continuer vers Porzh Gwenn
  • la voie de Landerneau peut continuer vers Pont Kalleg
  • une branche venant de Daoulas par Penfoul peut se fondre dans la voie venant Landerneau, ou bien croiser cette dernière
  • la branche de Daoulas peut continuer vers Lanvrizan puis la Fontaine Blanche et l'Elorn
  • la branche de Daoulas peut continuer vers Pont Kalleg puis la Fontaine Blanche et l'Elorn
  • entre Penfoul et Saint-Claude, la voie venant de Daoulas peut suivre un itinéraire nord en montant tout droit sur la colline et en passant dans la parcelle C1-70 qui a la forme d'un chemin
  • entre Penfoul et Saint-Claude, la voie venant de Daoulas peut suivre un itinéraire sud passant près du Pedel, puis continuer soit vers Lanvrizan, soit vers Pont Kalleg

Voies anciennes près de Saint-Claude

Conclusion

Entre Daoulas et l'Elorn, deux axes pré-romains majeurs sont probables. A l'époque romaine, ils peuvent avoir été réutilisés au départ de Daoulas, les deux points de franchissement de l'Elorn étant légèrement déplacés, l'un vers Brest, l'autre vers Landerneau.

A l'Âge du fer, une voie antique principale orientée sud-nord pouvait relier Daoulas à un passage à gué situé en face de la Forest-Landerneau. Au plus tard à l'époque romaine, une branche a pu être créée pour relier Daoulas à Landerneau. De la voie Landerneau-Daoulas pouvaient se détacher une ou deux branches assurant la liaison entre Landerneau et la presqu'île de Plougastel, sans doute vers la Pointe de l'Armorique et Porzh Gwenn.

Une seconde voie antique principale apparaît au départ de Daoulas en direction de l'ouest/nord-ouest. Elle pouvait exister à l'Âge du fer, passer par l'Anse de Penfoul, la Fontaine Blanche, et franchir l'Elorn par bac au Dreff. A l'époque romaine, une branche a pu être créée pour passer par Loperhet et franchir l'Elorn à Camfrout-Treisguinec, près du Passage de Plougastel. Cette voie permet de continuer vers Brest et la Pointe Saint-Mathieu.

Quant à la fiabilité des itinéraires proposés, aucun n'est sûr à 100%. Dans le futur, des découvertes permettront peut-être d'affiner les tracés.

Y. Autret
Juillet 2018

Références

  1. J.Y. Eveillard. Un itinéraire antique à l'embouchure de l'Elorn. Bulletin de la Société archéologique du Finistère. BSAF tome CXXXI 1990 pp. 71-90.
  2. Y. Autret. Les voies antiques entre Quimper et l’Élorn revisitées. Bulletin de la Société archéologique du Finistère. BSAF tome CXLIV 2016 pp. 11-35.
  3. J.-Y. Eveillard, D. Laurent, Y.-P. Castel. Un dieu antique de la fécondité à Plougastel-Daoulas (Finistère). Bulletin de la Société archéologique du Finistère. BSAF tome CV 1977 pp. 71-92.
  4. M.-J. et H. Quintin. Le Pays de de Plougastel. Editions Palantines 2010.
  5. B. Tanguy. Le haut Moyen Âge : légende et histoire. Dans Saint-Mathieu à travers les âges, Actes du colloque, 23-24 septembre 1994, pp. 31-48. Brest, 1995.
  6. Chanoine Peyron. L'abbaye de Daoulas. Bulletin de la Société archéologique du Finistère. BSAF tome XXIV 1897, pp. 49-70, pp. 114-. En ligne sur https://societe-archeologique.du-finistere.org/bulletin/annee_1897.html